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Mon premier marathon

Aymeline et Romain vivent leur premier marathon le 6 avril à Paris !

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Romain PUPAT, j’ai 32 ans, je suis Pédicure-Podologue. Je me suis remis à la course à pied il y a 3 ans, dans l’objectif de courir les 20 km de Marseille-Cassis. Je me suis ensuite pris au jeu avec le l’AAAL et me suis laissé entrainer sur plusieurs courses de 10 à 22km avant de me lancer sur l’objectif du Marathon de Paris

Qu’est-ce qui t’a poussé à réaliser ce défi ? 

Je n’étais pas particulièrement intéressé par les Marathons à l’origine. J’y voyais surtout de la souffrance et peu de plaisir. C’est ma petite chérie qui a eu cette envie et m’a attiré dans cette aventure. Sur le plan physique cela me paraissait être un bon moment pour le faire et l’idée de partager cette première fois entre amoureux a fini de me convaincre.

Comment as-tu vécu la prépa ? 

La préparation demande de la rigueur car il faut accumuler les kilomètres sans se blesser. Les séances font partie de notre quotidien et deviennent prioritaires. Typiquement nous faisions 4 sorties par semaines: 2 footings, 1 séances fractionnés longues distances à vitesse spécifique, 1 séance sortie longue de 3 / 4 heures le weekend. Pour ma part, j’ai du interrompre plusieurs fois ma préparation, à cause de blessures, due à un changement trop rapide de l’intensité d’entrainement et à des blessures plus anciennes (entorse) mais j’ai pu remplacer les séances de course par des séances de vélo et de natation qui ont limités les pertes. Pour le matériel, j’ai investi dans de très bonnes chaussures (plus de 150€) avec une priorité: l’amorti. Concernant l’alimentation, je l’ai adapté à mes besoins en énergie, donc j’ai mangé des pâtes, des pâtes et… des pâtes! Sinon éviter les excès et manger équilibré, mais le corps le réclame de lui même. Les excès sont vite sanctionnés.

Racontes-nous ta course !

N’ayant pas pu faire la préparation idéale, j’ai pris le départ en pensant simplement accompagner ma chérie le plus loin possible. Les 25 premiers kilomètres se sont bien passés, nous étions en forme et la plus grande difficulté était de ne pas se laisser entrainement par l’ambiance et accélérer. Toujours maintenir sa vitesse spécifique. J’ai été le premier a ressentir les effets du « mur » au 28ème kilomètre. Je me suis alors accroché derrière ma chérie et me suis concentré sur l’objectif de la suivre. Elle a ressenti « le mur » plus tard, vers le 33ème kilomètre. Entre temps, j’allais mieux et je suis passé devant pour la tirer comme elle l’avait fait pour moi. Les 5 derniers kilomètres ont été difficiles mais la ligne d’arrivée se rapprochait, on se disait « allez il reste juste un tour de Parc, on va y arriver! ». L’arrivée est un moment magique car on se rend compte qu’on a fait ce qu’on ne pensait pas pouvoir faire. 

Ce que j’ai adoré dans le marathon de Paris, c’est l’ambiance, des tonnes de gens tout au long du parcours qui vous encouragent, des groupes, des fanfares, des orchestres et un parcours superbe à travers les plus beau lieux de Paris. Il y a une effervescence, on a le sentiment que le monde entier est derrière vous, ça donne le courage de se dépasser!

Et après, comment se sent-on ?

Après le Marathon, j’ai gardé pendant une semaine environ un sentiment d’euphorie: j’avais la banane et je me sentais en pleine forme! Les courbatures ont disparues en 48h et je n’ai pas eu de douleurs articulaires comme je le craignais, au contraire je me sentais mieux après qu’avant! J’avais envie de me réinscrire tout de suite à un autre Marathon! C’est d’ailleurs ce que j’ai fait… Paris 2015! Vous le faites avec moi? ;)